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La psychiatrie de liaison

Fédération de psychiatrie d'urgence, de crise et de liaison

Centre Hospitalier de Bretagne Sud (C.H.B.S.)

5, avenue de Choiseul - BP 12233

56322 LORIENT

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Secrétariat
Tél : 02 97 06 99 20

Cadre de santé  
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Les missions

Le Centre Hospitalier CHARCOT a mis en place depuis plusieurs années un dispositif délocalisé au Centre Hospitalier Bretagne Sud, afin d'apporter des réponses en termes d'évaluation, de traitement et d'orientation des symptomatologies psychiatriques émergeant à l'occasion d'une hospitalisation dans les services de médecine, de chirurgie, d'obstétrique et de pédiatrie.

Débutée sous forme de vacations assurées par des psychiatres PH du CH CHARCOT, ce dispositif est renforcé avec l'arrivée d'un médecin temps plein, à partir du 01 février 99. Le renforcement de l'équipe infirmière de l'U.M.P. a permis de dégager un temps infirmier correspondant à 8 heures par jour du lundi au vendredi pour assurer une intervention de type consultation / liaison.

Inspirée de la pratique et des travaux du Professeur CONSOLI, la psychiatrie de liaison s'est attachée à définir toute une série de missions qui vont de l'approche directe au lit du malade en vue notamment d'une aide à la verbalisation et d'une évaluation de la symptomatologie présentée à l'occasion d'une hospitalisation à des situations de décompensations psychiatriques secondaires à la pathologie somatique. Mais également et de plus en plus, à un soutien aux équipes soignantes afin que celles-ci répondent par leurs propres moyens aux diverses situations.

Ce partage de savoir-faire se met en place progressivement par des temps de dialogues, des temps de supervision des équipes et par une formation continue pour l'instant non formalisée, mais qui pourrait le devenir dans un avenir proche, Le dialogue avec l'équipe médicale est constant et d'autant plus important qu'il existe encore beaucoup de malentendus entre médecins somaticiens et soignants du champ psychiatrique. Il s'agit notamment d'un rapport au temps qui est différent, d'une moindre tolérance aux troubles du comportement, d'un désarroi face à des patients en situation d'échec thérapeutique voire de refus de traitement. Au delà de cette dimension, la notion de qualité des soins tant sur le plan de l'accueil, de l'annonce de diagnostic et de traitement de la prise en charge des familles, bref, tout ce qui constitue la relation d'aide, bien souvent, seule l'équipe de psychiatrie de liaison peut apporter cette richesse, fruit de plusieurs années d'expérience issu de la psychiatrie de secteur.

Autre élément fondamental et innovateur à l'hôpital général, c'est la prise en compte du réseau de soins, constitué notamment par les structures extra-hospitalières du secteur public (C.M.P. , Hôpitaux de Jour, Équipes de référents ou visiteurs à domicile, ...) et d'une façon plus globale les liens avec l'environnement du patient, sa place dans son quartier. Depuis longtemps, nous savons nous appuyer sur les réseaux institutionnalisés ou en privilégiant les approches pluridisciplinaires et les actions de prévention tant primaires que secondaires.

La psychiatrie de liaison est en effet une approche transversale et non hiérarchisée, où les différents partenaires échangent autour de la situation rencontrée sur un pied d'égalité et ne se référant pas à un organe malade mais privilégiant l'approche globale de la personne dans son environnement médico-psychosocial.

Elle intervient enfin sur le plan de la recherche clinique sur les interfaces psychosomatiques en essayant de définir les liens possibles entre troubles psychopathologiques et atteintes somatiques, repérer les passerelles possibles entre intervenants du champ somatique et du champ psychiatrique, grâce notamment à la création de l'Association LIAMM (association des Psychiatres de Liaison de Bretagne Sud) chargée de mettre en place des rencontres destinées à favoriser le dialogue entre somaticiens et spécialistes du champ médico-psychologique. De multiples perspectives sont à envisager dans ce domaine tant sur le plan des pathologies iatrogènes que sur la problématique de la douleur, de la prise en compte des victimes des accidents de la vie ou des évaluations à visée préventive des situations de crises.

Une dernière perspective est la mise en place d'une petite unité d'hospitalisation sur le site de l'hôpital général qui permettrait une prolongation des séjours pour des personnes admises aux urgences et présentant une pathologie psychiatrique aigüe.

Dr Loïc LE MOIGNE

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