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Guy Grosse

Dr Guy Grosse (1911 - 1955)

Né le 10 juillet 1911 à Nantes

Fils de Albert Grosse, Directeur de l'Ecole de Médecine, Médecin-Accoucheur à Nantes. Il obtient sa licence en Droit en 1934, puis se consacre à la médecine et passe son doctorat en 1940 (Thèse : "Protection médico-légale des enfants anormaux criminels").D.E.S.S. Droit "Economie Politique" - septembre 1944
D.E.S.S. "Droit Public" - juin 1945
Diplôme de bactériologie - Fac Paris - février 1946
Diplôme d'Hygiène - Paris - juillet 1946.
Brevet de Médecin-Inspecteur de la Marine Marchande - 1947.
Médaille Vermeille des Epidémies - mai 1949.
Croix de Chevalier de la Santé Publique - mars 1950
Médecin-Inspecteur Principal de la Santé du Morbihan - juin 1953.
Décédé le 24 janvier 1955 à l'hôpital Chubert de Vannes, à la suite d'une épidémie de variole rapportée par un militaire arrivant d'Indochine.
Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur avec citation à l'Ordre de la Nation (Journal Officiel du 27 janvier 1955) à l'occasion des faits ayant entraîné son décès.

Extrait de "Eloge funèbre prononcé à Nantes le 28 janvier 1955 par M. BELLEC, chef de cabinet du Ministre de la Santé Publique et de la Population"

"... Rédacteur, puis sous-chef de bureau à l'administration générale de l'assistance publique à Paris, de 1937 à 1947, il avait pu s'initier, avant son entrée dans le corps de l'inspection médicale de la santé, aux délicats problèmes que pose l'administration sanitaire.
Dès son entrée dans les cadres des services extérieurs du ministère de la santé publique et de la population, affecté dans le département de la Loire-Inférieure, son intelligence, son dynamisme, son sens du social et son ardeur au travail en avaient fait le collaborateur précieux de M. le Dr BERGER, auprès duquel il resta jusqu'en 1953, ..."

Extrait de "La mort de notre ami GROSSE", par le Dr BERGER

"... C'est le 1er Janvier, ..., vers 11 heures du matin, qu'une communication téléphonique d'un médecin pédiatre de Vannes m'annonçait qu'il y avait à l'hôpital de cette ville, plusieurs cas de variole.
... Dès le soir du 1er janvier [le Dr Grosse] s'entretenait longuement avec le médecin qui nous avait alertés.
Le lendemain matin, en compagnie de trois médecins hospitaliers et du Médecin Général LE RONZIC des troupes coloniales, en permission à Vannes, qui avait bien voulu accepter de venir en consultation, il se rendait au service des contagieux où étaient hospitalisés les malades suspects. Le diagnostic de variole, sans être posé avec certitude, paraissait de plus en plus probable.
Le 4 janvier, simultanément l'Institut Pasteur auquel des prélèvements avaient été envoyés et le Dr LE BOURDELLES, confirmaient le diagnostic.
Immédiatement, la vaccination obligatoire était décidée dans toute la circonscription hospitalière de l'hôpital de Vannes et notre collègue allait s'employer de jour et de nuit à mettre sur pied, dans un temps record, les séances de vaccination collective.
Lui-même et les siens se vaccinèrent dans la soirée du 3 janvier.
Lorsqu'il s'alita le mercredi 12, GROSSE était épuisé par un surmenage de plus de 10 jours. D'emblée la maladie prit une forme sérieuse. Le 16 janvier l'éruption commençait, signant le diagnostic. Le 17, dans la matinée, il était transporté au pavillon d'isolement du Centre Hopsitalier de Vannes.
... Aucune thérapeutique ne pouvait malheureusement enrayer l'évolution de la maladie. Entré dans le coma ..., GROSSE ne devait plus en sortir et il s'est éteint le lundi 24 janvier à 22 heures, dans sa chambre d'hôpital..."


Extrait du journal officiel n° 24 du jeudi 27 janvier 1955

CITATION A L'ORDRE DE LA NATION
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LE PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES,

Sur le rapport du Ministre de la Santé Publique et de la Population,

CITE A L'ORDRE DE LA NATION :

M. le Docteur GROSSE Guy,
Médecin-Inspecteur Principal,

Directeur départemental de la Santé du Morbihan

Médecin d'une qualité et d'un dévouement exceptionnels.

S'est dépensé sans compter afin de mettre en oeuvre les mesures de protection contre une grave épidémie évoluant dans son département, a largement contribué ainsi à en limiter la diffusion.

Frappé à son tour par la maladie, est mort victime de son devoir, le 24 janvier 1955.

Fait à Paris, le 26 janvier 1955

PIERRE MENDES-FRANCE

Par le Président du Conseil des Ministres :

Le Ministre de la Santé Publique et de la Population

André MONTEIL.

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