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01/11/2004 - Des activités thérapeutiques pour reprendre confiance en soi

Article paru dans le magazine d'information " Reflets " de la Ville de Lanester n°139 supplément - nov. 2004

Des activités thérapeutiques pour reprendre confiance en soi

Au centre Louis Le Guillant, non seulement on consulte des psychiatres, mais on apprend aussi à reprendre confiance en soi en participant à des activités en tous genres. Faire de la gym ou peindre peut sembler futile, mais il suffit d'un déclic pour qu'une petite création redonne à quelqu'un le goût de vivre, l'envie de faire et la soif de construire.

" J'ai décidé de travailler ici car je voulais privilégier la relation avec le patient, et ne pas être dans le soin physique ", confie une infirmière du centre Louis le Guillant. Cet hôpital de jour, qui dépend du centre hospitalier Charcot de Caudan, a été créé en 1986 rue Kesler Devillers. Depuis 1994, il est installé rue de Prat Er Mor et de Bréhat. En juin, il accueillait 21 patients à temps complet et 36 à temps partiel, ce qui fait un total de 57 patients, sortant soit d'une hospitalisation intensive, soit qui viennent là pour éviter une hospitalisation à temps complet. Ils sont alors adressés par des médecins généralistes, des travailleurs sociaux, ou les antennes psychiatriques des urgences du CHBS. La moyenne d'âge des patients est de 30 ans. Nombreux sont ceux qui, à force d'échecs professionnels ou personnels, développent une pathologie. " Ne pas être inséré socialement, c'est une grande souffrance ", insiste le Dr Soudan, psychiatre de l'unité. L'équipe médicale note aussi une recrudescence des problèmes psychologiques (la schizophrénie notamment) liés à la consommation de drogues douces comme le cannabis.

Refaire quelque chose de ses mains


Ici, les 6 infirmiers ne font donc pas de piqûres. Ils ont suivi une formation pour animer des " activités thérapeutiques " auprès des patients. Peinture, poterie, bois, art thérapie, relaxation, jeux de rôle, musique etc. Outre les consultations psychologiques et psychiatriques, les patients sont amenés à pratiquer, dans des salles spécialement dédiées à cela, toutes sortes d'activités dans un objectif de réinsertion sociale. " Les activités sont choisies suite à un accord passé entre l'infirmier et le patient, explique le Dr Soudan, psychiatre. Le but étant pour le patient de refaire quelque chose de ses mains, d'être dans une démarche active, de reprendre confiance en lui. Tout cela à son rythme, bien sûr. Ensuite, on passe à l'étape supérieure : l'énoncé d'un projet de vie plus construit, plus concret, la construction d'un chemin qui conduit vers l'autonomie pour sortir de la dépendance. Notre rôle consiste alors à les mettre en rapport avec les structures sociales qui s'occupent d'insertion».

Être en groupe, ça remotive


" Pendant les activités, notre rôle reste thérapeutique ", souligne une infirmière. " Pour vous donner un exemple : nous avions une patiente qui depuis 3 ou 4 mois s'habillait toujours en sombre et n'utilisait jamais de couleurs dans sa peinture. Nous l'avons encouragée à se servir des couleurs. Suite à cela, en entretien psychologique, elle nous a dévoilé que de 5 ans à 15 ans, son père avait abusé d'elle. Il était artiste. Depuis, elle ne s'est jamais sentie douée artistiquement. Sa mère ne l'avait jamais complimentée. Après nous avoir raconté ça, elle mit ses souffrances de côté et reprit confiance en elle… " Le fait de faire partie d'un groupe permet aussi au patient de retrouver une motivation. " Toute relation sociale est génératrice d'un changement ", souligne le Dr Soudan. Pour quelqu'un de timide, se tourner vers les autres, c'est déjà un grand pas.

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