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07/02/2003 - Suicide : un accueil d'urgence à lorient

Ouest-France - 07/02/2003

Le Dr Gautier : «  le partenariat entre hôpitaux permet d'agir plus vite et plus efficacement ».Un partenariat entre le CHS Charcot et l'hôpital général : Un service d'urgence psychiatrique existe au Centre hospitalier de Bretagne Sud à Lorient. Il accueille les gens ayant tenté de mettre fin à leurs jours avec un objectif : éviter la récidive

Responsable de la fédération de la psychiatrie de crise et d'urgence, le Dr Jean-Yves Gautier exerce au centre hospitalier spécialisé Charcot. Pourtant, une bonne part de son activité se déroule à Lorient, à l'hôpital général.

« Cela fait 18 ans qu'une convention a été passée entre Charcot et le CHBS. C'était une première dans l'Ouest et même en France. Nous avons ouvert un service d'urgence psychiatrique, d'abord pour accueillir les suicidants.

Après le traitement adapté à la tentative de suicide (par prise médicamenteuse, arme à feu etc.), on dresse un rapide bilan psychologique et psychiatrique. Et on oriente le suicidant vers une structure de soins. Avec un objectif : prévenir la récidive et le suicide abouti. »

Au CHBS, les suicidants sont de tous âges et de tous milieux, mais « on voit quand même une majorité de jeunes, plus de filles que de garçons, et plutôt des urbains ». Si les éléments dépressifs sont lourds, si le réseau relationnel est faible, le suicidant est hospitalisé en psychiatrie. Sinon, il lui est souvent proposé un traitement externe, dans un centre de cure ambulatoire (CCA) où le patient vient sur rendez-vous. « Le centre de cure permet une prise en charge rapide à la sortie de l'hôpital. Au CCA de Lorient, on reçoit plus de 500 personnes par an et plus de 80 familles. Celles-ci, on les voit plus comme un élément de la solution que comme une cause du problème. On leur apprend à soutenir leur suicidant. Si le problème vient de la famille, maltraitance, inceste ou autre, on protège la victime. Y compris en faisant appel à la Justice. »

La plupart des suicidants essaient de se tuer pour fuir une situation qui leur est insupportable, ou pour changer cette situation. « Nous travaillons beaucoup avec les généralistes. De plus en plus, ils nous adressent des patients avant qu'ils passent à l'acte. C'est un vrai réseau de vigilance. Pour les suicidants, on essaie d'abord de comprendre comment la personne s'est enfermée dans la dépression. Petit à petit, on essaie d'apporter les changements pour la sortir de cette solution de repli. Mais on ne peut jamais savoir combien de temps ça va mettre. Les récidives ont plutôt lieu dans les six premiers mois. Plus le temps passe, plus les chances de guérir augmentent. »

Yann LUKAS.

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